1.2 La Genèse- Les Royaumes d'Emeraudes

1.2 Les royaumes d’émeraudes.

 

Pour accueillir les elfes, ils leurs faillaient leur propre domaine. Cinq tribus se divisèrent et autant de royaumes virent le jour. Pour assoir leur pouvoir, les esprits premiers leur offrit à chacun, un émeraude d’une taille et d’une beauté inégalable. Ces gemmes, incarnations matériels de la puissance des créateurs, servirent de liens entre les pères et leurs enfants.

Naquit, de cette manière, les cinq royaumes d’émeraudes. Cinq cités furent bâties, la première : Auroch sortit de terre comme dans un songe. L’île de Praeoria flottait dans des mers chaudes. On sait, aujourd’hui qu’Eliandrilh fut une des trois autres. L’histoire a oublié les deux dernières.

Les Gnoor obtinrent une grande maitrise de la par de leur magister, celle de pouvoir inscrire sur des parchemins à l’aide d’une encre spéciale, l’avenir des mondes. De continuer la création de leurs maîtres alors que ceux-ci s’endormaient pour des millénaires, comblés par leurs travaux.

Les royaumes d’émeraudes furent ceux des elfes. Les nains, création d’un des esprits, ne reçurent pas la vie éternelle, ni plus aucun vivant par après. Enfants des montagnes, les nains ne convoitent les mêmes terres.

Les dieux premiers se plongèrent dans un repos qui semblerait infini pour de simples mortels, juste l’espace d’une nuit pour ces entités d’une autre dimension.

Les elfes qui en quelques milliers d’années ont migrés sur toutes les terres possible ne virent pas les nouveaux venus d’un bon œil, mais comme chaque peuple visa des territoires différent, l’entente fut parfaite.

Tout en s’endormant, les dieux déposèrent leurs infants, façonnés à leur image, sur les royaumes.

Vint à cette époque, les Gnomes, les Gobelins et d’autres créatures qui ne vécurent pas longtemps, faute de pouvoir s’acclimater dans un environnement trop différent d’eux.

Tout ce petit monde vivait dans l’harmonie mais sans se soucier de l’autre. Ce fut, pour les façonneurs des mondes, une parfaite réussite. Tout les dieux s’apprêtaient à s’endormir profondément, sauf un.

Il voulait créer un être pour les lier tous, capable de communiquer avec les autres races, de les faires interagir entre eu. Un être conçu dans une autre optique de l’incarnation de la perfection.

Les autres entités célestes étaient contre, ils valaient mieux ne pas insérer dans ce monde un grain de folie, une part d’imperfection.

En cachette il confectionna cet individu ailant les qualités de ces défauts ; comprendre les autres et jouer de leurs envies.

Pendant que ces frères tombaient dans une nuit sans fin, le dernier des éveillés lâcha sur les royaumes sa création, diminuée d’une espérance de vie risible aux yeux des autres races, pour ne pas les froisser.

L’être humain arriva.

Cela marqua le début de la fin des jours anciens, ceux passés sous le sceaux d’une naïveté paisible.

Les autres esprits perçurent la trahison de l’un des leurs et voulurent en dernier sursaut, annihiler cette pâle création. Mais voyant un être sans grâce, sans connaissances, errer dans ce monde, ils l’observèrent avec incrédulité.

Un véritable échec, se dirent-ils, c’est à peine s’il sut survivre seul.

Ils en conclurent que cette œuvre ne pouvait représenter le moindre danger et le laissèrent, misérable, voguer dans les royaumes.

L’endormissement des premiers s’acheva sereinement.

Ils bannirent, néanmoins, celui qui les avait trahis. Chassé de la maison des dieux. Enclins à ne persister que sur un sel des plans de la création.

Pour protéger les royaumes, ils avaient donné naissance aux dragons, les saints protecteurs trônant dans les airs. Des géants, jouant le rôle de gardien des montagnes, parcoururent ces forêts de roche. Une brume éternelle vint recouvrir les côtes d’un manteau protecteur, cachant les territoires de l’immensité de la mer.

Dans son coin, l’esprit premier chassé par ses frères, qui le nommait Agarash, cultiva sa haine des autres esprits. Enchainé, visionnant ses mondes où il ne pourrait plus agir.

Tout son être immatériel fut tourné vers une unique pensée, prendre le contrôle des royaumes où il fut chassé.

 

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